►Qui peut engager la responsabilité civile personnelle des dirigeants sociaux ?
La responsabilité civile personnelle des dirigeants sociaux des structures médico-sociales peut être mise en cause par toutes personnes physiques ou morales qui s'estiment lésées : l'association elle-même, les autres dirigeants, les personnels médicaux, les autres salariés, les familles des résidents et les tiers (les fournisseurs, les prestataires de service, les créanciers, l'administration, la Sécurité sociale...).
►Quels sont les motifs ?
Les raisons de poursuite civile ou pénale pour la mise en cause des dirigeants sociaux sont multiples et de plus en plus fréquentes. On peut citer :
- la faute de gestion
- l'infraction aux dispositions légales ou règlementaires
- le non-respect des statuts de la structure médico-sociale
- l’inobservation des règles de sécurité
- la violation de la vie privée
- licenciement abusif
►Quelles sont les conséquences ?
Lorsque la responsabilité personnelle d’un dirigeant est engagée, ils doivent en supporter les conséquences financières préjudiciables (amendes pénales, dommages et intérêts, comblement de passif) sur leur patrimoine propre.
►Dans quelles situations ?
- Sur le plan pénal : les infractions à la législation en matière d'hygiène et de sécurité : non-conformité des installations liées à l'accueil du public.
- Sur le plan civil : le paiement des dommages et intérêts si la faute du dirigeant a causé un préjudice. Exemple : la souscription d'un emprunt sans les autorisations nécessaires.
►Quels montants garantir ?
La garantie est adaptée en fonction des caractéristiques de votre établissement comme sa taille et sa situation financière. Pour toute étude, veillez à fournir les documents suivant : le compte de fonctionnement, les statuts, le rapport d'activité annuel, le bilan comptable. La cotisation est déterminée selon le montant assuré.
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Le risque pénal du dirigeant d'association est bien réel.
Depuis quelques années, nous assistons à une forte augmentation des plaintes en pénal à l'encontre des dirigeants. La mise en cause des dirigeants est de plus en plus fréquente et le champ des réclamations ne cesse de s'élargir.
►Une réalité en chiffre.
Chaque jour, des dirigeants d'association sont mis en garde à vue pour infractions liées à l'exercice de leur mandat, quel que soit la taille ou l'objet de l'association. Dans le droit français, il existe plus de 12 000 cas d'infractions qui peuvent être imputées à un dirigeant.
Les gardes à vue ont augmenté de 7,38 % entre août 2006 et août 2007.
Source: Communiqué de presse du 14/09/2007 du Ministère de l'Intérieur de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales (évolution de l'activité des services de police et de la gendarmerie nationale en août 2007).
►Les motifs de gardes à vue.
Un dirigeant d'association peut se retrouver à tout moment mis en garde à vue comme suspect ou témoin dans une enquête pour des motifs très divers :
- contrôle fiscal (suspicion de fraude fiscale),
- accident du travail (manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur),
- accident grave causé par un salarié (lors d'une manifestation organisée par l'association) ...
